CHIRURGIE DES BRÛLURES ET LEURS CONSÉQUENCES POURQUOI ?

Publié le Publié dans Les brûlés

CHIRURGIE DES BRÛLURES ET LEURS CONSÉQUENCES POURQUOI ?

CHIRURGIE DES BRÛLURES ET LEURS CONSÉQUENCES.

QUELQUES RENSEIGNEMENTS SUR LES BRÛLURES

CHIRURGIE DES BRÛLURES ET LEURS CONSÉQUENCES. Les brûlures sont soient par chaleur on les appelle chaleur thermique, ou par flamme causés par des accidents domestiques, ou chimiques voire par électricité ou U.V. Toutes demandent un traitement particulier car elles présentent des conséquences.
 Loin derrière arrivent les brûlures chimiques, électriques et les brûlures causées par les U.V.
Renseignez moi plus sur les brûlures
La brûlure détruit la peau et crée une perte de substance cutanée.
Cette rupture de la  » barrière  » cutanée doit être réparée aussi rapidement que possible car son rôle de protection contre l’infection et contre la perte de liquides corporels n’est alors plus assurée.

UNE BRÛLURE PEUT-ELLE CICATRISER SPONTANÉMENT ?

Oui, Lorsque la blessure est superficielle, cette réparation peut être effectuée spontanément par l’organisme.
Quand  la brûlure est profonde, la cicatrisation spontanée est impossible.
La réparation se fait alors par une intervention chirurgicale : la greffe de peau ou de nos jours les Leds.
C’est en prenant de l’épiderme sur une autre partie du corps que nous pouvez couvrir la zone à réparer.

 QU’EST CE QUI DEFINI LA GRAVITE D’UNE BRULURE ?

Plusieurs paramètres :
 • la surface de celle-ci
 • sa localisation
 • sa profondeur
 • l’âge de la brûlée
Ces paramètres sont fondamentaux pour estimer la gravité d’une brûlure et ainsi orienter sa thérapeutique.

 Y A T-IL DES DEGRÉS DE PROFONDEUR DE BRÛLURES ?

Il existe trois degrés de profondeur.
Pour une surface égale, une brûlure est d’autant plus grave qu’elle est profonde.
Sur le plan général immédiat que sur le plan fonctionnel et esthétique plus tardif.

 QU’EST CE QU’UNE BRÛLURE DU PREMIER DEGRÉ ?

La brûlure du premier degré correspond à une rougeur (érythème) douloureuse sans cloque (phlyctène), c’est le classique  » coup de soleil « .
La cicatrisation de la brûlure du premier degré se produit spontanément en quelques jours sans laisser de séquelles, des produits adaptés, lait après soleil, ou pommades réparent aussi rapidement.
Le traitement local le plus approprié pour la brûlure du premier degré demeure l’application de Vaseline, de Biafine, voir de crèmes qui sont destinées à ce genre de réparation de peau.
Dans une brûlure du deuxième degré, on retrouve le plus souvent des cloques (phlyctènes) dont l’intérieur est rouge et sensible, pour le deuxième degré superficiel, ou blanchâtre et modérément sensible dans le deuxième degré profond.
Le diagnostic exact de profondeur de la brûlure du deuxième degré nécessite le suivi de son évolution avant  de s’assurer d’être en présence  d’une brûlure de  deuxième degré très superficiel et brûlure du deuxième degré profond. Ce qui est différent !
•La brûlure du deuxième degré superficiel cicatrise spontanément, sans séquelle, en quelques semaines
•La brûlure du deuxième degré profond peut mettre trois semaines voire plus et laisser alors des cicatrices définitives
Dans ce dernier cas, il est nécessaire de procéder à une greffe de peau appelé aussi lambeaux

A QUEL MOMENT SOULIGNE T-ON UNE BRÛLURE DU TROISIÈME DEGRÉ

La brûlure du troisième degré affecte la totalité de l’épaisseur de la peau (épiderme + derme).
Il n’y a pas de cloque, mais une nécrose qui donne une peau blanche, voire marron ou noire (carbonisation), complètement insensible et indolore.
Il faut savoir  que le patient brûlé soit vigilant car pour résumer  » moins ça fait mal « , plus la lésion risque d’être profonde.
La brûlure du troisième degré est incapable de cicatriser seule car toute l’épaisseur de la peau est concernée.
Elle impose un lambeau donc une greffe.

COMMENT ANALYSER LA SURFACE CUTANÉE BRÛLÉE ?

On prendra pour référence la paume de la main qui équivaut à 1 % de la surface totale de la peau.

COMMENT CONNAITRE PLUS EN DÉTAIL LA SURFACE CUTANÉE BRÛLÉE ?

Pour les brûlures plus étendues, cette surface est appréciée selon la règle des  » 9 de Wallace  » 9% pour la tête, 9% pour chaque membre supérieur en totalité, 18% pour chaque membre inférieur en totalité, 18% pour la face antérieure du tronc, 18% pour la face postérieure du tronc, 1% pour les organes génitaux externes (schéma typique) .
Chez l’enfant, les surfaces se calculent différemment en raison de l’importance de la tête par rapport au reste du corps.
Le pronostic vital peut être mis en jeu à partir de 15% de surface brûlée chez l’adulte, à cause du danger de décès, et 10% seulement chez l’enfant de moins de 2 ans.
Le brûlé devra alors être hospitalisé d’urgence dans un centre spécialisé. Nous assurons à nos lecteurs des meilleurs informations concernant le nom des professeurs les plus habilités à traiter de ces cas de brûlures.

POURQUOI L’AGE DU PATIENT EST UN FACTEUR PRONOSTIC ?

Cet élément aussi permet d’émettre un pronostic.
Il faut ajouter l’âge du brûlé au pourcentage de surface brûlée.
Si cette somme est inférieure à 50, les chances de survie sont de 100 %.
Si cette somme est supérieure à 100, les chances de survie sont inférieures à 10%.
Entre les deux, les chances décroissent vraiment.

POURQUOI LA LOCALISATION DES BRÛLURES EST UN FACTEUR PRONOSTIC ?

Les risques sont d’autant plus graves que la brûlure atteint une région importante fonctionnellement.
Dans le cas de brûlures touchant les paupières, il faudra souvent agir vite pour protéger l’œil on envisage parfois une blépharoplastie.
Dans le cas de brûlures aux mains, on interviendra vite pour  d’éviter les raideurs articulaires.
C’est également le cas des brûlures de la face avec atteinte respiratoire.
Les brûlures circulaires du troisième degré au niveau des membres et du thorax vont vers un effet  garrot. Elles imposent en urgence des  ( incisions de décharge ) .
Ces incisions cutanées, réalisées dans l’axe du membre ou sur le thorax, permettent de réparer le flux vasculaire.

QUEL EST LE PRINCIPE DE TRAITEMENT DES BRÛLURES RÉCENTES ?

La brûlure donne une perte de substance cutanée.
Cette rupture de la barrière doit être réparée car son rôle de protection contre l’infection et contre la perte de liquides corporels n’est plus en marche.
Le traitement du grand brûlé repose sur une double thérapeutique, menée ensemble par la réanimation et le traitement chirurgical.
Les soins de réanimation consistent globalement à lutter contre les pertes de liquide, la dénutrition et l’infection.
La chirurgie vise à obtenir la cicatrisation de la zone brûlée.
Elle s’appuie sur l’excision greffe.

QU’EST CE QUE L’EXCISION GREFFE ?

L’excision consiste à retirer la peau brûlée.
On procède ensuite à une greffe de peau  » mince « , le but étant que l’épiderme couvre la zone atteinte pour être certain  d’assurer la cicatrisation.
Cette peau  » mince  » est prélevée sur de la peau saine, site donneur, au moyen d’un appareil spécifique permettant de prendre une couche d’épiderme (20/100 mm).
Le site donneur cicatrisera comme une brûlure superficielle en une dizaine de jours et pourra bien sur, être à nouveau prélevé.
L’excision greffe s’applique aux brûlures qui ne cicatriseront pas spontanément (brûlures du 3ème degré, dont la cicatrisation spontanée est toujours impossible) et à toutes les brûlures qui mettraient trop de temps à cicatriser.
Elle s’adresse également aux brûlures situées au niveau des zones fonctionnelles (paupières, mains…) pour lesquelles il faut vite réagir.
Au-delà de vingt et un jours, l’absence de cicatrisation des lésions augment le risque de complications tant sur le plan fonctionnel que sur le plan esthétique.

QU’EST CE QUE LA RÈGLE DES  » 21 JOURS  » ?

 Si la cicatrisation naturelle  n’est pas possible avant le 21ème jour, l’excision greffe doit être pratiquée.
Cela signifie,  le 21ème jour on va intervenir mais que, si l’on estime que la brûlure risque de ne pas être cicatrisée à ce terme, on agit et vite !

QUELLES SONT LES ZONES DONNEUSES POSSIBLE POUR UNE GREFFE ?

Dans la mesure du possible, le cuir chevelu doit être la zone donneuse à privilégier.
Puisqu’on ne prend qu’une couche superficielle de l’épiderme, les cheveux repoussent normalement (les racines des cheveux étant situées dans le derme).
De plus, cette zone donneuse cicatrise beaucoup plus rapidement que la cuisse, zone traditionnellement prélevée, et ne laisse aucune cicatrice.

QUELLES SONT LES MESURES PARTICULIÈRES EN FONCTION DES LOCALISATIONS ?

Certaines localisations nécessitent des mesures spécifiques.
C’est le cas des brûlures circulaires du 3ème degré au niveau des membres et du thorax, qui imposent en urgence des incisions de décharge pour ne pas avoir l’effet  garrot.
Ces incisions cutanées réalisées dans l’axe du membre ou sur le thorax permettent de restaurer le flux vasculaire.
Il faut également apporter une attention toute particulière à la brûlure de la face, qui pourrait donner une atteinte respiratoire.

QUEL EST LE TRAITEMENT DES BRULURES SUPERFICIELLES LOCALISEES ?

 Les brûlures légères localisées sont les plus fréquentes.
De faible étendue, elles n’entraînent pas de risque vital et guérissent vite avec des moyens simples.
Elles peuvent donc être traitées à l’aide de pansements gras (vaseline, tulle gras) par le médecin traitant.
Si la guérison ne survient pas rapidement, il est prudent de consulter un spécialiste.

QUEL EST LE TRAITEMENT DES BRULURES SUPERFICIELLES LOCALISEES (SUPERFICIELLE ETENDUES) ?

Ce type d’accident survient par exemple après des expositions excessives au soleil ou aux U.V.

Ces brûlures sont susceptibles d’entraîner des réactions générales (risque de choc initial).

Il est donc nécessaire d’hospitaliser la personne brûlée et d’entreprendre une hydratation par perfusion.
Toutefois, les brûlures demeurant superficielles,  guérissent vite, sans complications secondaires (infections, dénutrition).
L’hospitalisation est courte, la cicatrisation de bonne qualité, totale et rapide.

CONSEIL

Utilisez des crèmes provenant des marques spécialisées en phytothérapie, sans produits chimiques. Déposez une noisette au creux de votre main et chauffer avant d’appliquer, pour ne pas avoir l’effet bleuté ! Attention une bonne crème bio, attire les abeilles sur la plage !

QUEL EST LE TRAITEMENT DES BRULURES SUPERFICIELLES LOCALISEES (PROFONDES LOCALISEES) ?

Leur faible étendue n’entraîne pas de conséquence sur le plan vital, mais le problème local peut être sérieux.
Surtout lorsque la brûlure atteint une région importante du point de vue fonctionnel ou esthétique, comme les mains, les plis de flexion des membres ou encore le visage.
Il est prudent, dans ces localisations, de ne pas méconnaître une atteinte profonde en la croyant superficielle.
Il est impératif de demander l’avis d’un spécialiste.
Mal traitées, ces brûlures cicatrisent lentement et de manière insatisfaisante.
Une hospitalisation est souvent nécessaire, soit immédiatement pour une excision greffe, soit ultérieurement si l’on est pas parvenu à la cicatrisation par pansement et qu’une greffe s’avère indispensable.
Il est préférable que celle-ci soit réalisée avant le 21ème jour.

QUE FAIRE EN URGENCE POUR UN CAS DE BRULURE ?

Il faut le plus rapidement possible, mettre la zone brûlée sous l’eau froide pendant 10 à 15 minutes (au besoin, appliquer des linges ou compresses imbibés d’eau froide).
Ce soin de refroidissement immédiat est capital.
Il freine la propagation de la chaleur en profondeur et diminue ainsi la gravité des lésions.
Quelle que soit la profondeur de la brûlure, le pansement peut être fait à base de corps gras (vaseline ou tulle gras).
Le renouvellement du pansement, renouvelé toutes les 48 heures, est l’occasion de réévaluer la brûlure.
Si la brûlure est étendue, si des cloques (phlyctènes) apparaissent (brûlure du 2ème degré), si l’on a le moindre doute sur la profondeur et, à plus forte raison, si la zone brûlée est insensible, il faut consulter.
•Les phlyctènes devront être excisées pour limiter les risques d’infection
•La douleur pourra être calmée par du Paracétamol
•La vaccination anti-tétanique devra être systématiquement vérifiée

QUE FAIRE EN CAS DE BRULURE AVEC PHLYCTENES POUR LAQUELLE ON DOUTE SUR LA PROFONDEUR ?

En cas de brûlure étendue, de brûlure insensible, il est capital de consulter au plus vite.

CONSEIL : QU’EST CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE ?

  1.  •Mouiller le pansement à cause d’un risque de macération
  2. •Appliquer des glaçons, susceptibles d’aggraver les lésions en provoquant une brûlure thermique
  3. •Mettre des remèdes « maison » (yaourt, beurre, dentifrice…) qui peuvent provoquer des infections
  4. •Appliquer des produits colorés (Mercurochrome, Eosine) qui rendent difficile le diagnostic de la profondeur

QUEL EST LE PRINCIPE DE PREVENTION DES SEQUELLES DE BRULURES ?

Débute dès le premier jour, notamment par la lutte contre les mauvaises positions (attelles), la kinésithérapie et les massages.
Malgré ces précautions, les séquelles restent fréquentes, surtout lorsque la cicatrisation a tardée.
Les brûlures profondes sont à l’origine de séquelles fonctionnelles (entravant la mobilité) et esthétiques.

QUELLES SONT LES DIFFERENTES SEQUELLES DE BRULURES ?

Dans leur grande majorité, les séquelles de brûlures sont liées à la cicatrice cutanée, siège d’une réaction
inflammatoire.
Plus rares sont les problèmes tendineux et articulaires.
Ce sont les cicatrices hypertrophiques et les rétractions cutanées qui sont les séquelles cutanées les plus fréquentes et qui posent le plus de problèmes, tant sur le plan esthétique que fonctionnel.

QU’EST QUE LES RETRACTIONS CUTANEES ?

 Les rétractions cutanées résultent d’une formation anormale de tissus important dans la zone brûlée ce qui a pour et de la rétracter.
Elles se forment en particulier au niveau des zones de mobilité, à proximité des articulations (cou, épaules, genoux, doigts…)
Ces rétractions (brides) peuvent limiter nombre de mouvements et entraîner des déformations.
Au visage, les séquelles prennent des formes diverses.
Les plus graves concernent les paupières, avec notamment l’impossibilité pour la paupière atteinte de recouvrir l’œil (ectropion).
Les rétractions des lèvres, également fréquentes, diminuent quant à elles l’ouverture buccale (microstomie).

QU’EST CE QUE LES RETRACTIONS CUTANEES ? LES CICATRICES HYPERTROPHIQUES ?

Toutes les cicatrices évoluent vers une période inflammatoire, inévitable, qui disparaît normalement au bout d’une année.
Mais il arrive que la cicatrice de brûlure suive un schéma différent.
Les cicatrices sont alors anormalement rouges et boursouflées avec démangeaisons.
Elles peuvent mettre un à deux ans pour atteindre le stade mature, on parle de cicatrices   hypertrophiques.
Celles-ci s’opposent en théorie aux cicatrices chéloïdes, pour lesquelles les phénomènes d’immaturité persistent toujours
 Schéma d’évolution de cicatrice (la cicatrice est inflammatoire et devient normale à un an, cas hypertrophique la cicatrice met 2 ans pour devenir normale, cicatrices chéloïdes les cicatrices ne deviennent jamais normales).

QU’EST CE QUE LES RETRACTIONS CUTANEES ? LA FRAGILITE CUTANEE ?

Les cicatrices de brûlures sont souvent le siège de plaies survenant au moindre traumatisme (contact, frottement).

QU’EST CE QUE LES RETRACTIONS CUTANEES ? L’HYPERSENSIBILITE ET LES DEMANGEAISONS ?

L’hypersensibilité est quasi-constante et gêne le brûlé au contact de la chaleur et du froid.
Elle s’améliore avec le temps.
Les démangeaisons sont quasi systématiques, surtout lorsque la cicatrice est hypertrophique.
Elles peuvent être handicapantes au point de gêner le sommeil.
Elles s’amenuisent avec le temps et dans certains cas, à l’aide d’un traitement médical (antihistaminique).

QU’EST CE QUE LES RETRACTION CUTANEES ? TROUBLES DE LA PIGMENTATION ?

Fréquents, ces troubles esthétiques peuvent se traduire par un défaut de pigmentation, surtout chez les personnes de peau de couleur.
Chez les personnes de peau blanche, il s’agit plutôt de taches brunes ou violacées.
Le traitement est à priori chirurgical.

UNE CICATRICE SUITE A UNE BRULURE PEUT-ELLE DEGENERER ?

 L’apparition d’une ulcération chronique sur une cicatrice ancienne de brûlure, sans notion traumatique, doit faire rechercher la possibilité d’une cancérisation.
Il est important de réaliser au moindre doute un examen anatomo-pathologique de la lésion suspecte.

QU’EST CE QUE LES RETRACTION CUTANEES, LES RETRACTIONS TENDINEUSES ET ARTICULAIRES ?

 Une mauvaise immobilisation en position non fonctionnelle peut donner, en particulier chez l’adulte, des raideurs articulaires très invalidantes.

QUEL EST LE PINCIPE DE TRAITEMENT DES SEQUELLES DE BRULURES ?

 La prise en charge des séquelles de brûlures doit répondre à deux impératifs thérapeutiques l’un fonctionnel et l’autre esthétique.
Les moyens thérapeutiques pour y parvenir sont médicaux et chirurgicaux
•Les traitements médicaux : sont destinés à éliminer les symptômes fonctionnels, à réduire l’hypertrophie cicatricielle, à accélérer la maturation cicatricielle
Ils précèdent un éventuel acte chirurgical et le complètent également
•Le traitement chirurgical : quant à lui, pourra être entrepris dès lors que les cicatrices seront considérées comme matures et stables dans le temps, soit environ 6 mois après la brûlure

QUELS SONT LES TRAITEMENTS NON CHIRURGICAUX DES SEQUELLES DE BRULURES ?

  •  •Prévention et traitement des cicatrices hypertrophiques :
  1. Contre l’hypertrophie cicatricielle, on a recours à plusieurs traitements.
  2. •Les vêtements compressifs
Ils peuvent être utilisés dès la cicatrisation des lésions initiales, Ils sont confectionnés sur mesure et portés en permanence, nuit et jour, Ils ne sont retirés que pour la toilette et les massages, Ils permettent, par une compression continue des zones cicatricielles, de diminuer le risque d’évolution vers le mode hypertrophique.
La durée de la compression est variable.
Elle dépend du temps nécessaire aux cicatrices pour devenir matures.
En général, c’est un an.
En ce qui concerne le visage, on utilise des masques transparents thermoformés qui permettent de contrôler l’efficacité de la compression.
  • •Les infiltrations de corticoïdes
Elles sont effectuées, en général après 12 à 18 mois, sur une cicatrice hypertrophique limitée qui n’arrive pas à maturité cicatricielle
Plusieurs inflitrations de corticoïdes, chacune à un mois d’intervalle, peuvent être proposées.
  • •Les cures thermales
Les cures peuvent être prescrites dès la cicatrisation
Grâce aux douches filiformes et à la kinésithérapie, elles ont un effet favorable sur l’hypertrophie et la souplesse de la peau brûlée.
Les cures spécifiques aux soins des brûlés font appel aux crèmes spécifiques de laboratoire.
Elles sont généralement d’une durée de 3 semaines et doivent idéalement être suivies 2 fois par an.
En plus d’une amélioration physique, le brûlé bénéficie durant son séjour d’un environnement psychologique favorable, car il est en présence d’autres malades souffrant du même problème.
  • •Traitement non chirurgical des rétractions
Le traitement des rétractions cutanées doit être débuté dès le premier jour de la brûlure, lutte contre les mauvaises positions (attelles), massages et kinésithérapie.
Les mobilisations actives et passives proposées par la kinésithérapie préservent la souplesse tissulaire et articulaire.
Les massages par étirement, pression et élongation assouplissent les cicatrices, libèrent les adhérences nombreuses et rendent la peau plus souple et plus mobile.
Dans le cas des brûlures avec raideurs au niveau des articulations, les cures thermales où sont associés pendant 3 semaines kinésithérapie, massages et douches froides procurent un bienfait certain.
  • •Traitement des démangeaisons
Elles s’estompent généralement avec le temps.
Dans les cas de gêne importante, notamment lorsque le sommeil est perturbé, le chirurgien est amené à prescrire des antihistaminiques.
Sur certaines cicatrices hypertrophiques localisées, des injections de corticoïdes peuvent réduire les démangeaisons.
Dans les cas mineurs, des crèmes hydratantes ou de l’huile d’amande douce peuvent suffire.
•Tatouage ou maquillage
Ils présentent un certain intérêt dans le cas de cicatrices dyschromiques (problème de coloration), en particulier sur le visage.
On évitera toute exposition solaire sur une cicatrice de brûlure pendant une année complète (quitte à se protéger par une casquette ou par de l’écran total).

QUELS SONT LES TRAITEMENTS CHIRURGICAUX DES SEQUELLES DE BRULURE ?

La chirurgie des séquelles de brûlures, qu’elle soit à visée fonctionnelle ou esthétique, ne doit pas être entrepris avant un délai de 6 mois.
En eet, à l’exception de certaines parties du corps (comme les paupières) pour lesquelles on doit intervenir rapidement pour  lutter contre les rétractions, il faut laisser passer une phase de maturation cicatricielle.
Avant ce délai, les cicatrices sont naturellement inflammatoires et continuent d’évoluer.
En opérant plus tôt, il est difficile de bien les travailler et ce serait se priver d’une chance d’amélioration.
De plus, ce temps d’attente est providentiel, car c’est une période de deuil pour le brûlé qui doit apprendre à vivre avec sa nouvelle image et à accepter le regard des autres.
Parfois, plusieurs temps opératoires sont nécessaires, espacés par des périodes de rééducation.
La hiérarchie des interventions doit être planifiée dans le temps en accord avec le patient.
Il convient d’établir avec lui un schéma clair et cohérent de l’ensemble de la prise en charge, afin qu’il comprenne les objectifs à atteindre, les contraintes et le temps nécessaire à leur réalisation.
Une demande exprimée par le patient doit toujours être prise en compte, même si elle semble mineure par rapport aux autres séquelles.
Les rétractions du cou et les défauts d’ouverture buccale (microstomies) doivent être corrigés en priorité, en raison de la gêne qu’elles occasionnent pour les anesthésies.
Les lésions des mains sont également prioritaires.
•Chirurgie des séquelles fonctionnelles des brûlures
•Chirurgie des séquelles esthétiques des brûlures

QUEL EST LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DES SEQUELLES FONCTIONNELLES DES BRULURES ?

Même les massages et la kinésithérapie, les cicatrices peuvent développer des brides étractiles donnat une gêne fonctionnelle.
On peut dans de tels cas recourir à un traitement chirurgical.
Ce traitement a pour but d’ouvrir transversalement les tissus cicatriciels rétractés pour faire apparaître la perte de substance, et de couvrir celle-ci soit par une greffe de peau soit par un lambeau.
•La greffe de peau
La greffe de peau est le procédé chirurgical le plus simple.
Elle est employée lorsque la peau saine à proximité de la rétraction ne permet pas la confection d’un lambeau et lorsque la perte de substance cutanée constitue un sous-sol bien vascularisé, permettant une bonne prise de la greffe (graisse sous-cutanée, muscle…).
Idéalement, il s’agit d’une greffe de peau totale.
Dans ce cas, le prélèvement emporte toute l’épaisseur de la peau (épiderme et derme ).
Ce prélèvement est effectué à un autre endroit du corps, et il est coupé de sa vascularisation.
Il va, une fois apposé sur la zone non cicatrisée, adhéré au sous-sol, se revasculariser et combler ainsi la perte de substance.
La greffe de peau offre l’avantage d’être simple et efficace lorsque la prise de greffe est complète.
Elle peut néanmoins être le siège d’une rétraction ultérieure.
  • •Le lambeau
Le lambeau est un transfert de peau qui à l’inverse d’une greffe de peau, conserve sa propre vascularisation.
Il permet une couverture de meilleure qualité que la greffe de peau, car il apporte une bonne épaisseur cutanée et ne se rétracte pas.
Il est notamment utilisé lorsque la libération de la bride met à nu des éléments nobles (nerfs, vaisseaux..) qui ne peuvent prendre en charge une greffe de peau.
  • •Les lambeaux locaux viennent du voisinage et sont employés lorsque la peau saine entourant la bride peut être utilisée.
Ils permettent de supprimer la bride en intercalant de la peau saine au sein de la cicatrice.
Les plasties en Z, en IC et en trident sont les plus communément employées.
La plastie en Z, par exemple, est utilisée en cas de brides linéaires.
Elle consiste en deux lambeaux de peau triangulaires découpés des deux côtés de la rétraction qui sont ensuite intervertis.
Ainsi, la quantité supplémentaire de tissus de part et d’autre de la bride est utilisée pour allonger la cicatrice.
  • •Les lambeaux libres
Les lambeaux libres prélevés à distance avec micro-anastomoses vasculaires sont utilisés lorsque les autres techniques se révèlent impossibles.
Ils sont prélevés à distance et permettent une couverture de n’importe quelle région du corps. Leur réalisation est toutefois plus délicate.

QUEL EST LE TRAITEMENT CHIRUGICAL DES SEQUELLES ESTHETIQUES DES BRULURES ?

•L’expansion cutanée
La chirurgie réparatrice des séquelles de brûlures consiste essentiellement à remplacer la peau brûlée cicatricielle par de la peau saine.
Elle trouve ses limites dans la quantité de peau saine disponible.
Grâce à l’expansion cutanée, il est possible d’augmenter ces réserves.
Elle repose sur la faculté que possède la peau d’augmenter sa superficie lorsqu’elle est soumise à une augmentation de volume sous-jacente la grossesse en est un parfait exemple.
Cette méthode, développée en France par le Pr Baux dans les années 80, est actuellement couramment utilisée par les chirurgiens de la brûlure.
Un ballon de silicone est glissé sous la peau saine avoisinant la zone cicatricielle.
Il est gonflé toutes les semaines avec du sérum physiologique grâce à une valve placée à distance.
La peau saine sous-jacente se distend progressivement.
En fin d’expansion, dont la durée varie selon les cas (en moyenne 6 à 10 semaines), la prothèse est retirée.
La peau brûlée cicatricielle est retirée pour être remplacée par la peau saine expansée.
Cette méthode a l’avantage d’apporter un tissu semblable à celui que l’on désire reconstruire.
Elle donne, dans la correction des séquelles esthétiques, d’excellents résultats.
  • •La greffe de peau totale
La greffe de peau totale donne de bons résultats esthétiques sous réserve d’une réalisation minutieuse.
Idéalement, la greffe doit être prélevée à proximité de la zone à corriger pour que son épaisseur, sa texture et sa couleur soit le plus proche possible du tissu d’origine.
Elle s’avère intéressante et donne de bons résultats esthétiques pour de petites surfaces, par exemple au niveau du visage et des mains.
Elle ne permet pas de gommer une cicatrice, mais greffée en respectant une  » unité esthétique « , elle remplace une zone cicatricielle inhomogène en la transformant en zone homogène plus discrète.

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